Le lieu
- sandyena benyoussef
- 19 août
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 août
L'amour est notre religion.
Dès le début, nous savions que nous ne voulions pas simplement un lieu chic, défini par des tendances ou des traditions qui ne nous ressemblent pas. Nous voulions un lieu où chacun se sentirait bien, où chaque invité se sentirait le bienvenu et où notre mariage serait authentique, simple et élégant.
Rêver d'intemporalité
Nous avons imaginé quelque chose d'intemporel, le genre d'endroit que nous pourrions voir dans notre album de mariage dans des décennies et dont nous pourrions toujours être fiers, sachant qu'il ne perdrait jamais sa grâce.
Comme José est agriculteur, profondément enraciné dans la vigne, nous avons d'abord rêvé de nous marier dans un domaine viticole. Il y avait quelque chose de magnifique dans l'idée de nous retrouver au milieu des vignes, baignés par les senteurs de la terre, et de commencer notre mariage avec ce mélange de nature, d'histoire et de générations de travail acharné et de dévouement.
Mais aussi romantiques que soient les vignobles, ils ne pouvaient pas nous offrir ce dont nous avions vraiment besoin : un cadre où nous pourrions nous tenir ensemble, entourés de tous ceux que nous aimons, et nous promettre notre vie.
Le rêve
J'ai eu un coup de foudre pour le palais Miramar à Saint-Sébastien, une résidence royale offrant une vue imprenable sur la baie de La Concha (Playa La Concha). Construit en 1893 à la demande de la reine Maria Cristina, il possède des jardins qui semblent flotter au-dessus de l'eau, avec une vue s'étendant sur la baie jusqu'à l'île de Santa Clara, et une atmosphère chargée d'histoire. Les murs blancs et les bordures bleues des murs intérieurs du Miramar m'ont tellement rappelé Sidi Bou Saïd, mon pays natal, ce même mélange de ciel, de mer et de nostalgie, capable de vous serrer le cœur.
C'était mon rêve.
Mais c'était bien trop loin pour nos familles. Et la famille passe avant tout. Voir leur joie, partager ce jour sacré avec eux, avait bien plus de valeur que n’importe quelle vue au monde. Alors nous avons laissé tomber ce rêve.
Le destin

Et puis nous avons découvert le Palacio de la Vega, niché à Dicastillo, en Navarre. Un lieu qui semblait nous attendre, comme une évidence du destin.
Construit à la fin du XIXe siècle par la comtesse María Diega Desmaisières, issue de l'ancienne noblesse de Navarre, ce palais néogothique allie le style victorien britannique à des influences médiévales : une tour carrée, une tour octogonale, des fenêtres cintrées, des moulures de pignon et un blason héraldique au-dessus de l'entrée.
Le palais s'élève doucement sur sa colline, entouré de jardins qui semblent s'étendre à l'infini. Vastement ouverts, accueillants, ils guident le regard vers la tour qui domine le ciel, tandis que les murs de pierre paraissent respirer les souvenirs d’un autre temps. L’ensemble est à la fois majestueux et chaleureux, une beauté rare qui émerveille tout en donnant l’étrange impression d’être chez soi.
Il y avait tout. C’est le genre d’endroit qu’il faut voir pour le croire.
Mais ce qui a véritablement scellé notre choix, c'est l'équipe. Inés et toute l'équipe du Restaurante Marisol ne se sont pas contentées d’être professionnelles et attentionnées : elles ont été présentes, investies, à l’écoute. Elles ont répondu à toutes nos questions, partagé leur expérience et nous ont accompagnés avec bienveillance, rendant la distance invisible.
Le Palacio de la Vega nous a donné tout ce dont nous rêvions : l'histoire, la beauté et un espace où tous ceux que nous aimons le plus se sentiront chez eux.









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